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JOHN CARTER-Un Mars et ça repart!

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John Carter dans l'arène où quand le péplum rencontre le space-opera!

 

En décembre dernier, sortait sur nos écrans le sympathique Mission:Impossible-Protocole Fantôme de Brad Bird, transfuge des Studios Pixar. Cette semaine, c’est à un autre réalisateur Pixar, Andrew Stanton (Le Monde de Nemo, Wall-E), de nous livrer son premier film « live ». Pour ce faire, il a choisi d’adapter le premier tome des aventures de John Carter, Une Princesse Martienne, du romancier Edgar Rice Burroughs, le papa littéraire de Tarzan. Stanton est fan de la saga John Carter (qui comporte 11 volumes) et a pu concrétiser son rêve de gosse grâce au Studio Disney qui lui a alloué un budget confortable.

L’histoire se déroule pendant la Guerre de Sécession, en 1878. Recherchant une mine d’or légendaire et poursuivi par l’armée, le capitaine John Carter se retrouve propulsé, en pénétrant un sanctuaire indien sacré, sur Mars, en fait la planète Barsoom pour ses habitants. Là, il devra prendre fait et cause pour libérer une princesse et son peuple du joug d’un tyran.

Au niveau de la réalisation, Stanton asssure. Son film est magnifique. L’imagerie fantastique et science-fictionnelle est riche, colorée et nous propulse dans un monde incroyable. C’est du grand space-opera! Les décors et les effets spéciaux sont trés réussis (la tribu des Tars est même largement mieux que celle des habitants de Pandora dans Avatar). Les scènes d’exposition sont  bien écrites. Les scénes d’action sont fluides et bien agencées, même si on peut noter un léger abus de caméra portée qui nuit à la lisibilité de certains affrontements. De ce point de vue, le spectacle est réussi et enthousiasmant. Devant ce film, on retombe en enfance. L’alliance du space opera et du péplum y est pour beaucoup. Personnellement, je voulais rester sur Barsoom, une fois le film fini!

Autre bon point, Stanton n’édulcore pas la sauvagerie de certains aspects de l’oeuvre de Burroughs: notamment les Tars et leurs moeurs guerrières basées sur la loi du plus fort (le sort de leur progéniture est vraiment limite: il est élevé comme du bétail!). Assez incroyable pour une production Disney!

Les personnages sont attachants, même les plus secondaires ( ah le Woola! J’en veux un!). La relation entre le chef des Tars et sa fille est trés émouvante. Sous la cuirasse du guerrier, on sent poindre une sensibilité synonyme de faiblesse pour les autres membres de la tribu. John Carter est incarné par le fougueux Taylor Kitsch (!), qui compense un certain manque de charisme (en gros, c’est pas encore Russell Crowe!) par un côté têtu et volontaire qui sied bien au personnage, avec une petite touche d’humour. Mais le plus intéressant chez Carter, c’est son individualisme forcené et sa volonté de ne s’engager dans aucune guerre et aucune cause. Un flash back douloureux nous révélera l’origine de ce trauma. Bien sûr, tout cela sera remis en cause par sa rencontre avec la princesse d’Helium, dont il va tomber amoureux. Cette dernière est incarnée par Lynn Collins. Trés belle fille mais niveau jeu dramatique, par contre, c’est zéro! Le personnage féminin apparait alors comme une aimable potiche alors que elle est censée être une femme de savoir et de pouvoir!

Néanmoins, le film accuse quelques baisses de rythme (le film dure 2h20).  La trame est assez simpliste et souffre d’un air de déjà-vu. Le méchant tyran n’est pas terrifiant pour un sou et les mystérieux magiciens qui l’aident ont des motivations assez nébuleuses (vivement la suite!).  Et Stanton en fait parfois trop au niveau péripéties et sombre parfois dans le kitsch (normal, vu le nom de son acteur! lol). Mais quoi? Le spectacle est total! Et on nage en plein esprit sériallesque! Comme je vous l’ai dit, on retombe en enfance et c’est tant mieux!  Et il y a une scène où Carter et son Woola font face à une horde d’indigènes en plein désert, je vous dis que ça! Spectaculaire!  

En gros, un blockbuster imparfait, un peu kitsch mais attachant, spectaculaire et enthousiasmant! Note: 13/20

John Carter de Andrew Stanton, en salles depuis le 07 mars

9 mars, 2012 à 10 h 48 min


Un commentaire pour “JOHN CARTER-Un Mars et ça repart!”


  1. Zig Zag écrit:

    Pas un mauvais film, plutôt surpris du boulot effectué dessus, ma note 15/20.

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