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LES PIRATES, BONS A RIEN, MAUVAIS EN TOUT-Les joyeux pirates de l’Ile au Trésor

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Le Capitaine Pirate et sa bande de joyeux loosers en pleine fête du jambonneau!

 

Les Studios Aardman reviennent enfin (7 ans après Wallace et Gromit-Le Mystère du Lapin-Garou) à l’animation en stop-motion (image par image) et en pâte à modeler, après une incursion un peu foirée dans l’animation traditionnelle (Souris City et Mission Noël). Avec à la barre le co-réalisateur de Chicken Run, Peter Lord, le studio anglais tente de retrouver la folie et l’inventivité de ses débuts, avec un certain talent et un certain panache.

L’histoire se passe dans un XIX éme siècle doucement anachronique (il n’y avait plus vraiment de piraterie à l’époque) et nous narre les aventures du Capitaine Pirate (sic) et de son équipage de bras cassés. Ils sont les bouffons de leur profession, des pirates pas trés crédibles et plus comiques que terrifiants. Ils sont la risée des autres pirates. Mais ils se contentent de leur sort et de vivre des aventures loufoques. Mais le Capitaine Pirate se met un jour en tête de gagner le trophée du Pirate de l’Année remis par le Roi Pirate en personne. Sur leur route, ils rencontreront Charles Darwin et la Reine Victoria et vivront l’aventure la plus palpitante de leur carrière.

Si vous êtes, comme l’auteur de ces lignes, un amateur d’humour british à la Monty Python, de swashbuckler (film d’aventure maritime), de stop motion et de cinéma débridé, courez-voir ce film! Voilà une grande comédie d’aventures qui vous ravit le coeur et l’esprit. On ressort de la projection le sourire aux lèvres. Peter Lord et son scénariste Gideon Defoe (descendant de Daniel « Robinson Crusoë »Defoe) ont réusi leur coup. Adapté du premier tome d’une série de romans humoristiques due à Gideon Defoe himself, ce film est un divertissement familial de haute volée, même si les plus jeunes (le film est conseillé aux enfants à partir de 6 ans) ne comprenderont pas toutes les références du film.

Car ce film marche admirablement sur deux tableaux à la fois: la comédie et le film d’aventure. Au niveau comique, le film y va franchement. Entre anachronismes, non sens (humour absurde), parodie, burlesque, jeux de mots et comique de situation, tout y passe et c’est un véritable festival qui fatiguera vos zygomatiques! La caractérisation des personnages est, elle aussi, à hurler de rire: le pirate albinos, le pirate à la goutte ou le pirate aux formes incoyablement plantureuses (en fait, une femme déguisée en homme que personne, à part le spectateur, ne démasque), un Bonobo muet s’exprimant à l’aide de messages écrits sur de petits cartons imprimés, un Charles Darwin puceau et une reine Victoria perfide, cruelle et…adepte des arts martiaux! Le personnage principal, le fameux Capitaine Pirate, est un looser magnifique, doublé par les excellents Hugh Grant (vo) et Edouard Baer (vf). Un capitaine qui croit que Polly, mascotte de l’équipage, est un perroquet alors que c’est un dodo!

Niveau réalisation, c’est tout simplement magnifique! Cinq ans de tournage ont été nécessaires pour faire ce film mais ça valait le coup! C’est du VRAI cinéma du début à la fin. Peter Lord adopte un style rythmé et inventif et ne laisse pas une seule seconde de répit au spectateur. C’est simple, il y a dix fois plus de folie dans les 89 minutes de ce film que dans un Pirates des Caraïbes de 150 minutes! Pêle-mêle, Lord enchaîne des scènes cultes tels que les abordages foirés de l’équipage, la présentation devant l’Académie des Sciences ou la poursuite dans la maison de Darwin. L’affrontement final est aussi trés échevelé. La bande-son est trés bien faite aussi: l’utulisation judicieuse du London Calling des Clash pour illustrer le périple jusqu’à Londres ou le Allright de Supergrass sur le générique de fin.

Malheureusement, le film accuse une petite baisse de rythme et un relachement narratif entre le second et le troisième acte. La scène finale, bien qu’incroyable et fun, est moins délirante que celle du dernier Wallace et Gromit. Car il manque une personne sur ce film, le créateur de Wallace et Gromit et co-réalisateur de Chicken Run: Nick Park. Il manque sa folie. Même si Lord imprime un rythme d’enfer, on sent qu’il s’est un peu freiné sur la fin et qu’il aurait pu aller encore plus loin. Dommage! Enfin, l’équipage du Capitaine Pirate, bien que trés drôle et attachant, aurait pu être développé et présent un peu plus. Mais ne boudons pas notre plaisir, tonnerre de Brest! Ce film est un bain de jouvence ravigorant. Et qu’est-ce qu’on se marre! Note: 14/20

P.S: le film a été converti en 3D au montage. Moi, je l’ai vu en 2D (les 2 versions sont disponibles dans le cinéma où je l’ai vu). Apparemment, la 3D serait inutile, mais ça, on commence à être habitué. Alors messieurs les distributeurs, cessez d’imposer une version 3D quand vous disposez d’une version 2D! Tout ça pour gagner un peu plus d’argent… 

P.S2: ne regardez pas la bande annonce du film avant de l’avoir vu car le dernier plan de cette dernière est….le dernier plan du film! Et en plus, c’est un bon gag!

Les Pirates-Bons à riens, mauvais en tout de Peter Lord, en salles depuis le 28 mars.

30 mars, 2012 à 8 h 55 min


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