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De quoi tu te plains, au juste?

Bon, c’est vrai que certains articles de cette rubrique sont rédigés sous l’angle de l’humour et du second degré (j’ai vérifié avec un rapporteur). Quelquefois, je me laisse aller à l’exagération et je me moque de moi-même. Oui, je suis fou de faire ça mais c’est parce que je bois trop de Champomy. Cette boisson monte rapidement à la tête. Dire que certains parents irresponsables en donnent à leurs gosses…C’est un fléau contre lequel les pouvoirs publiques devraient lutter. Cela fait des ravages chez les jeunes générations, comme le disait ma coiffeuse l’autre jour. M’enfin, passons… Donc, j’ai décidé d’écrire un article plus sérieux parce que merde, faut bien être sérieux dans la vie! C’est bien beau de regarder Cyril Hanouna mais ça finit par griller le cerveau!

Alors, je vais vous entretenir d’un sujet qui me tient à cœur: l’existentialisme est-il compatible avec un subconscient débarrassé de la foi religieuse et pourquoi aimons-nous manger des frites avec notre beafteck, sauf Aymeric Caron qui est végétalien?…Ah, le sujet est trop compliqué, j’ai perdu des lecteurs qui ont fait un claquage du cerveau…Bon, et bien, parlons de la vision optimiste et pessimiste de l’existence…Ok, tout va bien? Pas trop compliqué? Tant mieux!

(le reste de cette chronique est écrit sérieusement, sans vannes à la con. Veuillez éloigner les enfants et les spectateurs de Cyril Hanouna. Tiens, encore lui? Oui, je le kiffe pas trop, en fait…)

En ce moment, beaucoup de gens se plaignent: la vie est chère, les impôts élevés, la France va mal, etc. Moi, j’en ai ras le bol! Bon, que des gens qui sont dans la misère perdent espoir, d’accord. Mais la plupart du temps, ce sont des gens qui ont une famille, une maison et un job pas trop mal payé. Bordel de merde, de quoi vous plaignez-vous? Vous n’êtes pas à la rue et vous mangez à votre faim! Et chaque année, c’est pareil: les naufragés de la route pris dans les embouteillages. Il y a tellement de gens qui partent pas en vacances et c’est eux qu’on plaint! La rentrée scolaire trop chère et puis ça fait du boulot. Généralement, on te montre un reportage sur une famille aisée qui vit dans une jolie maison. Mais bon, trois enfants c’est fatiguant, soupire la mère de famille à l’écran. Qui t’a obligé à en faire trois, ma grande? Non mais sérieux…En plus, ils ont bien l’air malheureux. Chaque année, les gens des cités HLM regardent ces reportages à la con et se marrent. C’est toujours ça de pris. Et puis les impôts, ben, tu gagnes ta vie, t’en payes, c’est pour la communauté, t’es pas à découvert quand t’as payé, bon, pourquoi tu te plains? Les SDF, les Népalais, les victimes d’Ebola, les enfants battus, les femmes vendues comme de la marchandise, les clandestins qui se noient et tant d’autres sont priés de se plaindre en silence, merci! Non mais quelle indécence!

Le pessimisme est partout autour de nous. Moi-même, je le ressens. Quand on voit le monde qui nous entoure, comment être positif? Pourtant, pourtant… Etre cynique et pessimiste, c’est comme un bouclier. Cela évite de trop s’investir sur le plan émotionnel et d’être déçu par les autres. Mais c’est aussi une façon de prendre du recul et de réfléchir. Le problème, c’est qu’on finit par être dans l’outrance et la caricature. On fait son cynique en société, parce que ça nous fait marrer et parce que ça fait marrer les autres. Mais on finit par jouer un rôle attendu. On finit par se percevoir d’une façon négative et dévalorisante. On finit par être sourd au monde. Pourtant, pourtant…Il y des tas de choses merveilleuses autour de nous mais on ne s’en rend pas compte. Et généralement, ce sont les gens les plus cyniques ou les plus pessimistes qui les perçoivent.

Je parle par expérience personnelle. Par goût, par jeu et par provocation, je me suis forgé une image de cynique. Cela amuse les autres. Mais cela entretient la confusion. Les gens finissent par me voir vraiment comme ça. Moi-même, je finis par le croire. Pourtant, je reste un idéaliste et un utopiste (un naïf?). Je crois en certaines choses et en certaines valeurs. Je crois qu’un jour l’humanité arrêtera ses conneries…mais quand? Mais le plus important, c’est maintenant. Je ne vois pas que le mauvais côté des choses. Je vois aussi ce qui marche, ce qui est beau, ce qui est pur. Tout autour de nous, il y a de jolies fleurs à cueillir. Elles poussent sur le bas côté, il faut savoir se pencher pour les trouver. Il faut aussi savoir baisser la tête et observer. Les gens ne savent pas observer et sont victimes de préjugés.

Il y a aussi des personnes sur qui on se méprend. Parce qu’elles sont différentes de nous, pas dans la norme acceptée, on les rejette et on en a peur. On ne donne pas leur chance à ces personnes. On a tendance à ne voir que leurs défauts, alors qu’elles ont aussi des qualités. Mais on ne sait pas ou on ne veut pas les voir. C’est bien dommage. Il ne faut pas minimiser ce qui ne va pas mais il ne faut pas non plus éluder ce qui va. Certaines personnes ont besoin d’aide. Pour les aider, il faut faire l’effort de les comprendre. Il faut savoir les empêcher de faire des conneries et les encourager à progresser et à faire ce pourquoi elles sont douées. La bienveillance et la fermeté, tout est là. Alors, merde, y a pas que des cons dans cette humanité! Il y a des tas de gens biens. Mais bon, je dois être vachement cynique, pessimiste et égoïste pour écrire une ânerie pareille, non?

Je commence à être trop sérieux, là. Je vais laisser revenir le bouffon cynique que je suis pour de prochains textes. Après tout, vous aimez ça, non?

Pour conclure, je laisse la parole à Clint:

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3 mai, 2015 à 14 h 07 min


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