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» Catégorie : Le regard du loup


Carrément méchant!

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Je ne m’essuie jamais les pieds quand je suis invité chez quelqu’un, cette personne lavera bien après mon départ! Je ne me déchausse jamais non plus, sauf si je sens mauvais des pieds ce jour-là…

Je n’achète jamais de fleurs à une femme, je vais les voler sur les tombes des cimetières.

Quand une personne me demande son chemin, je lui indique toujours la direction opposée.

Je fais semblant d’être bourré quand je croise ceux qui quêtent pour la Croix-Rouge.

Quand le facteur sonne à ma porte pour me vendre le calendrier de l’année, je lui arrache tout son stock des mains, en lui claquant la porte au nez. Je les revends ensuite sur E-Bay. Je ne fais pas ça avec les pompiers, ils viennent à plusieurs et sont costauds et puis mon doberman ne digère pas leur uniforme.

Je nourris mon doberman avec de vrais morceaux de facteur.

Je fais souvent des bras d’honneur aux sourds-muets, c’est le seul signe que je connaisse et ils le comprennent.

Quand je croise une personne en fauteuil roulant, je lui demande toujours « ça roule? ».

J’adore expliquer à des petits enfants de 3-4ans que le Père Noël n’existe pas. Généralement, je fais ça le 24 décembre, au soir.

Quand je vois une femme obèse dans les transports en commun, je lui laisse ma place et je lui demande quand a lieu l’accouchement.

Quand je feuillette un livre dans une librairie, je le referme et le range après avoir collé mon chewing-gum au milieu des pages.

Quand je vais au restaurant avec des amis, je simule un malaise pour ne pas avoir à payer ma part.

Quand je suis invité à un cocktail mondain, je verse du laxatif dans le verre des autres et je cours m’enfermer aux toilettes.

Je mets des lunettes noires et je me fais souvent passer  pour un aveugle. Comme ça, je peux peloter  les fesses des femmes, en toute innocence. Elles n’osent rien me dire.

Je me suis mis au lancer de chat, récemment. Faut bien faire du sport!

L’autre jour, j’ai testé mon nouveau micro-onde avec un hérisson. J’avais fait pareil, mais avec un chiot, pour ma machine à laver.

Je ne donne jamais rien aux mendiants. Par contre, je leur vole toujours leur monnaie.

Je ne dis jamais « bonjour », « s’il vous plait », « merci », je cogne directement pour obtenir quelque chose. Sauf avec les culturistes.

Aux cérémonies d’enterrement, je mets des coussins péteurs sous les fesses des gens.

Aux mariages, quand le prêtre demande si quelqu’un veut s’opposer au mariage, je me lève et révèle que le marié est homo et que j’ai couché avec lui. Je ne fais pas ça aux mariages des culturistes.

Quand on fait le signe de croix à la messe, je fais le signe de la fourche. Ou un bras d’honneur au curé.

Je crache dans les bénitiers quand je me sais malade et contagieux.

Dans les maisons de retraite, je dérègle les sonotones des résidents et je planque leurs déambulateurs.

Je triche à tous les jeux de société auxquels je joue, même le Trivial Poursuite et les petits chevaux.

Je dénonce tous mes voisins au fisc et à l’URSAFF, mais de façon anonyme.

J’urine dans la cage d’escalier de mon immeuble et je lis le courrier de mes voisins.

La liste est longue. Je suis un être ignoble. J’irai au confessionnal et quand le prêtre me demandera pourquoi je suis venu, je lui demanderai si il y a du papier de son côté.

 

Misantrop?

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« qui aime la solitude », « qui fuit ses semblables », « qui fuit la société »: telles sont les définitions que le dictionnaire accole aux termes « misanthrope » et « misanthropie ». J’ai même trouvé « d’humeur maussade ». Fichtre! Voilà un tableau bien sombre pour un trait de caractère somme toute assez anodin. Tout le monde a envie de fuir les autres, un jour ou l’autre. Après, il y des degrés différents de misanthropie, bien sûr. Quelquefois, suite à une déception, l’épisode ne dure que quelques jours ou semaines. Et puis, d’autres fois, c’est un épisode régulier voire habituel chez certaines personnes. Alors, la misanthropie est-elle une qualité? Un défaut? Une nécessité? Une hérésie absolue? Comme il semble détester la terre entière, j’aurais aimé inviter Eric Zemmour pour en parler. Mais après mûre réflexion, j’en suis arrivé à la conclusion qu’il était peut-être plus sociopathe que misanthrope…

Déjà, est-ce naturel de vouloir fuir la société des hommes (ce qui inclut aussi nos amis les clowns psychopathes)? Bien sûr que oui! Vous l’avez bien regardée la société des hommes? Ce n’est que guerres, pauvreté, maladies, tueries, corruption, meurtres, etc. Franchement, s’en préserver tient plus du devoir que de la nécessité! Le problème, c’est que nous sommes 7 milliards d’individus sur cette planète. On ne peut pas tous avoir ce luxe: s’isoler. La terre n’est pas assez vaste, le monde ne suffit pas et demain ne meurt jamais… On est donc obligé de cohabiter les uns avec les autres. Pas le choix. Seuls certains individus, moins nombreux, ont le courage d’aller jusqu’au bout et de fuir toute relation sociale et humaine avec l’humanité décadente qui les entoure. Mais ces élus sont-ils de courageux rebelles ou bien d’affreux réactionnaires qui refusent toute forme de progrès et se réfugient dans les valeurs traditionalistes du passé? Finalement, j’aurais du inviter Zemmour…

Le misanthrope est souvent perçu comme hautain et méprisant. Et il l’est. Oui, le misanthrope méprise ouvertement ses semblables, sinon pourquoi aurait-il envie de les fuir? Le misanthrope ne sent pas supérieur aux autres, juste différent, à part. Il observe ses contemporains avec froideur. Il les juge vulgaires, violents, frivoles, etc. Donc il s’isole. Et il se sent mieux. Mais c’est quelquefois dur. Quand il va au cinéma ou au théâtre, il est obligé de composer avec la foule la symphonie du « vivre ensemble malgré tout ». Quand on prend en compte les imbéciles qui font du bruit ou téléphonent pendant les films, on se dit que notre misanthrope en sort renforcé dans sa haine de l’humanité. Car c’est le mal qui le guette: après avoir méprisé ses semblables, le misanthrope évolue et se met à les détester. Il se sent seul au monde face à des rustres qui ne le comprennent pas, un peu comme François Hollande en ce moment…

Mais au fond de lui, le misanthrope garde une étincelle d’humanité. Il aura beau fuir et aller vivre en ermite en Lozère ou éviter les heures d’affluence, tôt ou tard, il finit par rencontrer des gens qu’il apprécie. Vous savez ces choses qu’on appelle collègues ou amis? Le misanthrope trouve alors des gens de qualité avec qui il peut passer du temps. Et là c’est le tiraillement entre l’envie d’être seul et celle de fréquenter des personnes qu’il aime sincèrement. Concilier les deux n’est pas facile. C’est un challenge. Le misanthrope peut ainsi passer des semaines entières sans voir ses proches, pas parce qu’il ne les apprécie pas mais pour satisfaire son besoin de solitude. Ce qui peut amener les autres à se méprendre sur sa conduite…

Par ailleurs, le misanthrope n’aime pas les soirées où les gens sont trop nombreux. Si il y a des personnes qu’il apprécie, il doit composer avec les autres invités, qui sont souvent trop nombreux et bruyants. Le misanthrope est mal à l’aise en société. Car il retombe fréquemment sur le type de personnes qu’il déteste. Le pire pour lui? Tomber amoureux pendant une soirée et ne pas pouvoir aborder la personne en question car trop de monde le sollicite et trop de monde accapare l’autre aussi. Remarquez, tomber amoureux tout court est une plaie pour le misanthrope. Tout d’un coup, il aime vraiment quelqu’un, a besoin de cette personne autant qu’elle a besoin d’elle. Il faut qu’il abjure sa foi en la solitude et se remette à aimer le monde. A moins de tomber sur un autre misanthrope…Là, ils pourront partager leur haine du monde dans la félicité et le bonheur!

Faut-il jeter la pierre aux misanthropes? Car, à bien y réfléchir, ils ont peut-être raison. Il y a tellement de choses qui justifie ce trait de caractère. Les embouteillages? Fuyons! Les hordes de clients hystériques durant les Soldes? Fuyons! Tous ces gens qui regardent un spectacle ou un feu d’artifice en mettant leur smartphone devant leurs yeux pour filmer au lieu de regarder direct? Fuyons! Tous ces gens qui tweetent dès qu’ils ont une opinion dont ils sont persuadés de l’importance? Fuyons! Toutes ces sectes religieuses qui tentent de vous attirer dans leurs filets? Fuyons! La Manif pour Tous? Fuyons! Les propositions du MEDEF en termes d’emplois et de salaires? Fuyons! Les politiques opportunistes ou corrompus? Fuyons! Le racisme, la guerre, le fanatisme? Fuyons! Les Anges de la Télé-Réalité? Fuyons! Les films de Dany Boon? Fuyons! Les disques de Christophe Maé? Fuyons! La musique techno? Fuyons! La pollution? Fuyons! Les terrasses bondées, en été, qui sentent la sueur, le crème solaire et la viande grillée? Fuyons! Les personnes qui s’aspergent de litres de parfum et qui viennent s’assoir à côté de vous dans les transports en commun? Fuyons! Les queues dans les supermarchés? Fuyons! Les gens qui parlent fort dans leur portable dans des lieux publics? Fuyons! Les questions embarrassantes des enfants? Fuyons! …

La liste est longue, très longue. Alors oui, la misanthropie est utile. Mais il faut veiller à ce qu’elle ne devienne pas une pathologie. S’isoler, oui. Mépriser une partie du monde, oui. Mais aller jusqu’à haïr et ne plus vouloir revenir? Non. Du moins, pas longtemps! Le misanthrope est un être imparfait, qui vit dans un monde imparfait, tout en rêvant d’un monde parfait. Peut-être doit-il agir pour aller dans ce sens? Peut-être. Peut-être doit-il se concentrer sur tous les gens biens qu’il croise tous les jours et oublier le reste du troupeau? Peut-être…

Alors, à moins de s’isoler dans un manoir solitaire sur un pic qui surplombe la ville, on ne peut pas échapper totalement au monde. Et puis, ça coûte de l’argent d’acheter un tel manoir! Quand on est misanthrope, vaut mieux être fortuné, ça aide!

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« J’écris à l’aventure » Joachim Du Bellay, Les Regrets

 

Je n’ai rien de spécial à écrire. Et pourtant, je suis derrière mon clavier (non pas Christian! Vous êtes vraiment dégueulasses!) à taper sur les touches pour former des mots et des phrases que vous êtes en train de lire. Pourquoi? J’en sais rien! J’avais envie d’écrire, sans raison particulière, juste pour le plaisir. Faut-il avoir quelque chose d’important à exprimer pour pouvoir écrire? Je ne crois pas. Tout le monde a le droit d’écrire ce qu’il veut, quand il veut même si l’inspiration lui fait défaut. Regardez, j’entame déjà ma cinquième ligne, c’est incroyable! A la base, je n’avais rien à dire! Zéro inspiration. Juste l’envie d’écrire un article de façon gratuite et soudaine. Là, je vais aller à la ligne, histoire de finir mon premier paragraphe!

Quand je pense que je ramais souvent pour écrire des paragraphes dans mes dissertations à la Fac, alors que j’avais un sujet donné (mais que je n’avais pas choisi!). Là, aucun sujet et je gribouille très facilement! Bref, je suis là, vous êtes là et c’est cool! Mais bon, il faut que je trouve des choses intéressantes à dire sinon vous allez vous ennuyer! Voilà un challenge: écrire un article sans sujet donné ni ligne directrice! Au hasard et à l’aveugle! Allez, on y va! (paragraphe 2  bouclé! Magique!)

Je vais vous épargner les remarques banales et fatigantes sur la météo. Les bulletins d’informations font ça mieux que moi. Je pourrais aussi disserter sur les guerres et les maladies qui ravagent le monde ou vous pondre une chronique sur l’économie et la crise. Mais on a que ça à longueur de journée. C’est important mais bon…Et puis, qui suis-je pour avoir la prétention d’écrire là-dessus?!! Laissons le monde et ses problèmes là où ils sont. Et puis, vous les retrouverez quand vous aurez fini de lire cet article futile et inutile. Alors que nous reste-t-il? Pas grand chose! Mais c’est souvent dans ce pas grand-chose qu’on fait les meilleurs soupes! Et puis la soupe, c’est bon, ça fait grandir, fusse-t-elle froide! (et de 3! Comment ça, je suis lourd?!!)

Il y a des gens sur Internet qui tiennent un blog en forme de journal intime. Ils y racontent leurs vies dans les moindres détails, sans aucune pudeur. Toujours sans aucune pudeur, certains se repaissent à les lire, vivant leur vie par procuration. Mettent-ils du vieux pain sur leur balcon? Je ne sais pas. D’autres essaient de se reconnaître là-dedans et de trouver des gens qui traversent les mêmes galères qu’eux afin d’y trouver une solution. Les blogs, ce formidable outil de communication, sont devenus stériles et répétitifs pour la plupart. Je ne dois pas échapper à la règle. Nous essayons de communiquer et de laisser une trace de nos pensées, de ce que nous étions à un moment donné. Bref, tout ça pour dire que je ne parlerais pas de ma vie privée, elle ne regarde que moi. Dois-je, pour intéresser le lecteur, évoquer ma liaison avec une célèbre actrice hollywoodienne? Non! Achetez-vous Closer ou Voici et basta! Non, la vie privée doit rester privée. Cela nous fait un sujet de moins à traiter!

L’amour? On rejoint le privé! C’est impudique! Mais on peut parler de l’amour en général….Mouaif, bon, c’est saoulant. Et puis, ça va ennuyer les célibataires. Déjà qu’on les fait chier à longueur de journée avec ça! « Et pourquoi t’es seul(e)? », « Pourquoi tu vas pas sur Meetic? », etc. Les sites de rencontres, ça craint, point barre! Tout le monde ment à tout le monde sur ces sites à la noix! La solitude est peut-être le mal du siècle, et alors? Il existe des couples qui passent leur temps à s’engueuler! Mais l’amour reste une belle chose. Un espoir. C’est un petit rayon de soleil qui perce la brume parfois épaisse du quotidien….Mon dieu, que c’est mièvre! Au secours!

Tiens, j’ai une idée! Je pourrais tenter un mix entre vie privée et amour. En évoquant un amour de ma vie passée, sans dire de nom comme ça je dévoile pas un truc énorme sur ma vie actuelle. Quand j’étais au collège, j’étais amoureux d’une fille mais j’ai jamais osé lui dire. Voilà! Pas de détail superflu ni scabreux! Je ne me mouille pas trop! Continuons! Au lycée, j’avais une prof d’anglais iconoclaste et super sexy. Tous les garçons étaient amoureux d’elle même s’ils ne l’auraient jamais avoué. En plus, c’est la meilleure prof d’anglais que j’ai eu! Avec elle, on bossait et on progressait. Je peux pas mentionner son nom mais je la remercie pour tout! Et puis, elle faisait le show en cours. Irrésistible, drôle et spirituelle. La classe! Même quand elle se moquait d’un élève devant toute la classe, ce dernier en venait en rire tellement c’était fun! Un jour, un de mes camarades a mis une rose sur le pare-brise de sa voiture de sport. On a jamais su ce qu’elle en avait pensé. C’est loin tout ça….

Bon, que me reste-t-il d’autre à écrire? Je sais pas. Je dois vous gonfler là. Certains ont déjà du abandonner la lecture de cet article sans queue ni tête. Cela ne fait rien. Tant pour eux et merci aux autres de rester! Si on parlait cinéma? Hier, j’ai vu en salles Nos Pires Voisins. Comédie américaine bien grasse et vulgaire, aux personnages caricaturaux et aux dialogues débiles. Pas terrible mais il y a des moments assez énormes qui font bien rire. On passe plutôt un bon moment. C’est important de rire. Il faut toujours rire! De soi-même, des autres, du retour de Sarko, de la mort, de l’amour! Il faut rire! Le politiquement correct nous bouffe trop la vie! C’est un corset qui nous fait étouffer! Il nous rend malades et tristes et, trop souvent, on le fait payer aux autres. Alors, rions! Même sans raison!

Bon, je crois qu’on commence à entamer notre descente. Nous sommes bientôt arrivés à destination, soit la fin cette chronique. Veuillez attacher vos ceintures. Tout va bien se passer. Le pilote ne sait pas bien ce qu’il fait mais tout va bien, on va arriver entier. Nous aurions pu parler de tant d’autres choses. Du boulot, par exemple. On est en vacances mais la rentrée se rapproche, inexorablement. La reprise se profile et avec elle son lot de problèmes, petits ou grands, réels ou imaginaires. Mais bon, faut bien gagner sa croûte, hein?

Je rame de plus en plus pour finir ce texte. Je suis pathétique. Que dire d’autre? Profitez de la vie, soyez heureux, etc. Voilà, c’est fait! Finalement, c’est encore plus dur d’écrire sans savoir de quoi on va parler. Je crois que je vais finir par du n’importe quoi.

Il fait chaud. Le soleil brille. Les orages guettent. Je mets un CD des Doors, L.A Woman. Riders on the storm… Je n’ai pas mis de chaussettes. Mais j’ai mis un slip propre ce matin. C’est fascinant, hein? Et vous? ça va? Tout va bien? Aimez-vous le son du vent qui siffle dans les arbres?

Bon, je crois que je vais mettre un point final. Vous venez certainement de lire l’article de blog le plus inintéressant qui existe. Mais l’est-il plus que ceux que j’évoquais plus haut, ces journaux intimes où on apprend que machine est sortie en boîte, a dragué le frère de son mec, a passé la nuit avec un inconnu mais a quand même trouvé le temps de se brosser les dents le lendemain matin? Je ne sais pas. A vous de me dire….

NB: Je dédie ce texte à Winona Ryder.

 

 

Hier ne meurt jamais

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L’autre jour, j’écoutais tranquillement une compilation des plus grands succès de la Motown, ce studio américain de soul music qui a connu son heure de gloire dans les années 60 et 70. Une personne de mon entourage m’a fait remarquer que j’écoutais de la musique de vieux. Une autre personne présente a opiné en lançant un « C’est clair! ». Stupeur, indignation, consternation! (oui j’aime bien me victimiser en employant des grands mots. Je suis un peu comme Caliméro, sauf que j’ai pas de coquille sur la tête et que je suis pas un poussin.)

C’est le genre de réflexion que j’ai du mal à supporter. Car qu’est-ce que ça veut dire « musique de vieux »? Si par là on entend de la musique qui date de plus de 20 ans, nous sommes un paquet à en écouter de la « musique de vieux! » Non, il vaut mieux être à la page, écouter la bonne musique de maintenant, le dernier truc à la mode qui fait danser les foules et chavirer les cœurs (putain, c’est beau, on dirait du Barbelivien!). Cette attitude s’appelle le jeunisme. Je hais le jeunisme. Je le hais depuis que je suis jeune. En fait, j’étais déjà vieux quand j’étais jeune. Ce principe de n’écouter que ce qui se fait maintenant, ce manque d’ouverture et de culture, ça m’hérisse le poil. Je bloque sur ce genre de réflexion, je l’avoue. Je manque de souplesse, c’est vrai. Mais quand même, faut pas abuser!

J’ai toujours cherché à savoir ce qui se faisait avant. J’avais l’impression (et je l’ai toujours) que c’était important. A 12-13 ans, j’ai commencé à regarder des films classiques (Hitchcock, Chaplin, films des années 70, etc). J’ai entamé une éducation cinématographique. C’est comme ça que je suis devenu cinéphile. J’ai fait la même chose pour la musique. En 91, j’avais 12 ans quand Freddie Mercury, le leader de Queen, nous a quitté. Un copain m’a alors fait découvrir les compils du groupe Queen. Je suis devenu fan et durant le reste de mon adolescence, j’ai écouté tous leurs albums studio. Je les écoute encore car c’est toujours mon groupe préféré. Cela m’a donné envie d’écouter et de découvrir les musiques d’avant:  ACDC, Dire Straits (suite au sublime On Every Street qui passait en boucle sur les ondes en 92), Led Zeppelin, Iron Maiden, Metallica, Pink Floyd, U2, Billy Joel (oui, je suis fan!), les Beatles, les Rolling Stones, etc. Et puis j’ai découvert le rock américain des années 50/60 ainsi que Frank Sinatra ou Dean Martin…punaise, j’ai des goûts de vieux, hein?

Queen

Queen

1994, le film Philadelphia sort sur les écrans et Streets Of Philadelphia cartonne. J’adorais cette chanson. Je décide d’en savoir plus sur son auteur/interprète: Bruce Springsteen. J’écoute toutes ses anciennes  chansons. Je les traduis avec un pauvre dico franco- anglais. Et je deviens fan. De la musique. Des textes. Les paroles résonnaient en moi. Une chanson comme The River me procure toujours une émotion intense quand je l’écoute. Même chose pour le chanteur français Renaud. J’étais plutôt rebel et la découverte de ce chanteur m’a conforté dans mes idées! Et je crois que j’ai pas trop changé…

Bruce Springsteen

Bruce Springsteen

Alors oui, je m’intéresse aux œuvres du passé. J’aime découvrir des trucs modernes et nouveaux. Mais je ne laisse pas tomber les classiques pour autant. Si écouter une compil de la Motown, c’est être « vieux », ok, je le suis. Je pense que ça a plutôt à voir avec le fait d’avoir une culture musicale (ou cinématographique dans le cas du 7ème Art, ou littéraire pour la littérature). Savoir ce qu’on faisait avant permet aussi de comprendre ce qui se fait maintenant. Ce n’est pas être « vieux » que d’avoir cette démarche. Mais c’est parfois dur de le faire admettre!

(N.B: finalement, je ne leur en veux pas à ces deux personnes qui ont critiqué ce que j’écoutais, c’était plus pour me taquiner qu’elles ont fait ça. Enfin, j’espère!)^^

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J’aurais voulu être…

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Quand j’étais enfant, à une époque lointaine où Internet et les Smartphones ne nous avaient pas encore envahis, je me projetais souvent dans l’avenir et j’avais des rêves quant à ce dernier. Comme tous les petits enfants à toutes les époques, j’imaginais de grandes choses pour mon propre destin. Quand j’y repense, ça me fait sourire mais ça me laisse aussi un goût doux-amer dans la bouche…

Traumatisé par le film « Les Aventuriers de l’Arche perdue », ma première vocation perdue fut de devenir archéologue. Quand je dis archéologue, ce serait plutôt aventurier et chasseur de trésors. Malheureusement, à l’époque, dans les années 80, cela faisait longtemps que le métier n’était plus aussi trépidant. Les fouilles archéologiques n’ont pas grand-chose à voir avec les aventures d’Indiana Jones! J’étais loin du compte, hein? Mais à six ans, quand tu vois ce film à la télé, tu y crois et tu as envie de botter le cul des nazis!

J’ai ensuite caressé l’idée d’être plongeur sur la Calypso du Commandant Cousteau, afin d’explorer les fonds-marins et de nager avec les baleines (et peut-être de tomber sur l’Atlantide, au passage). Le monde du silence me fascinait. La vision des « Dents de la Mer » (Spielberg, encore!) a stoppé net cette envie! Trop dangereux! Après, je me suis vu administrer une réserve naturelle en Afrique. J’aurais vécu en harmonie avec les animaux sauvages et les aurais protégés des braconniers. J’ai jamais donné suite. J’ai même pas de passeport!

Etre flic m’a intéressé aussi. Résoudre des crimes, arrêter des malfaiteurs et, surtout, porter secours à de très jolies jeunes femmes. Que voulez-vous! J’ai passé mon enfance, devant la télé, à regarder Magnum (je voulais la Ferrari!), Matt Houston, Starsky et Hutch, Rick Hunter ou Hooker! Agent secret (comme James Bond 007) c’était pas mal aussi: voyages, aventures, bagarres et jolies brunes (ou blondes….ou rousses!). Je me rêvais en héros: cow-boy, mousquetaire, chevalier,… Mais là, fallait une machine à voyager dans le temps! Un autre de mes vieux rêves….

Tout ça, c’étaient des rêves de petit garçon. Ils ne se sont jamais réalisés. J’ai jamais rien fait pour. A part essayer de me laisser pousser la moustache comme Magnum, l’été de mes vingt ans. Mais ça ne m’allait pas du tout! J’ai rasé cette (abo)minable moustache. Puis  j’avais pas la Ferrari qui va avec!

Au final, je suis moi. Ma vie n’est pas une suite d’aventures trépidantes. Encore que, le quotidien réserve parfois des épreuves, grandes ou petites, qui peuvent vous pousser à vous dépasser. Enfin, il y aura toujours des demoiselles en détresse qui n’arrivent pas à changer une roue, qui n’ont pas de parapluie et sont trempées sous la pluie, des distraites et des maladroites qui auront besoin de vous, un jour ou l’autre, les mecs. Alors….

Râle, râleur, râler…

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Photo de la réunion des R.A.A du 28 mars.

Photo de la réunion des R.A.A du 28 mars.

Réunion des R.A.A, vendredi soir. Pour ceux qui ne le savent pas, il s’agit des Râleurs Alcooliques Anonymes. On se réunit tous les vendredis soirs pour râler sur des tas de sujets divers et variés, tout en picolant. Nous avons tous un pseudo, d’où le côté anonyme de la chose. On a peut-être pas très bien compris le concept des vrais Alcooliques Anonymes…

Donc vendredi, réunion hebdomadaire de fin de semaine, histoire de passer un bon week-end en évacuant tout ce qui nous a agacé durant la semaine écoulée. Notre président-fondateur, le Déménageur (on avait choisi nos pseudos un soir où on était bien torchés, alors ne cherchez aucune signification!), a ouvert la séance en nous expliquant qu’il en avait marre de manger les salsifis à la cantine de son boulot. A la base, le salsifi est un légume fade qui n’a aucun intérêt (un peu comme un CD de Carla Bruni). Mais, quand il est mal cuisiné, c’est encore pire! Le Déménageur a proposé d’envoyer un courrier de protestation à l’Elysée. Après vote à mains levées, la proposition a été acceptée à l’unanimité. Le courrier sera rédigé ultérieurement.

Ensuite, le Teckel Mouillé (ne cherchez pas à comprendre, je vous ai dit…), a bavé, pendant vingt minutes, sur les blagues à la con du 1er avril, prévues pour mardi. Pour résumer, cette tradition est énervante (bon, j’ai édulcoré les propos du Teckel qui étaient plus fleuris, il était déjà à 1g/l). Soit on vous fait croire à un truc énorme, mais plausible, auquel cas vous marchez à fond, vous vous inquiétez et vous perdez votre temps. Les gens vous regardent ensuite avec un grand sourire et s’exclament: « Poisson d’avril! On t’a bien eu! ». Ouais, génial… Ou alors, le canular est tellement gros et mal ficelé que tout de suite, vous savez que c’en est un de calamar…euh, de canular (je vais poser cette bouteille, je crois). Alors, pour froisser personne, vous faites semblant d’y croire. Et puis faut rire, sinon, vous êtes un abat-jour…euh, un rabat-joie. Sans parler de ces poissons en papier qu’on vous colle dans le dos et que vous gardez toute la journée! Horrible! Nous avons, évidemment, adressé un courrier à la Présidence pour que soient interdites les blagues du 1er avril. C’est un sujet grave, le président hollandais doit agir! Hips!

Puis, ce fut mon tour. Bon, mon pseudo, je vais pas le divulguer, parce qu’après tout le monde va me le ressortir. Alors, moi, je m’en suis pris aux transports en commun et à la façon dont les hommes jeunes et en bonne santé y sont traités. Parce que nous sommes obligés de laisser nos places aux personnes âgées, aux femmes enceintes et aux femmes en général, au nom de la courtoisie. Attendu que toutes les places sont déjà prises par des ados qui vont au bahut, on s’assoit quand nous? A peine tu réussis à obtenir une place, t’as toujours une personne âgée avec un cabas qui arrive à ce moment-là. T’es resté assis 10 secondes et vlan! Faut que tu te relèves! Ah, non! On a aussi le droit d’être assis, merde! Surtout quand c’est bondé et qu’on est serré comme des sardines! J’ai proposé de créer un service de transports en commun uniquement réservé aux hommes de 25 à 50 ans, en bonne santé avec beaucoup de places assises. Là encore, un courrier sera envoyé à l’Elysée (on envoie toujours nos courriers à la Présidence mais personne ne nous a jamais répondu. Plaignez vous de l’abstention!)

L’ambiance de notre réunion devenait de plus en plus décontractée; le whisky, la bière et le Cabernet-Sauvignon devant y être pour quelque chose. Les propos étaient plus confus. Zorro le Rouge (il est communiste) pesta contre les déjections canines sur les trottoirs (il le fait à chaque réunion. On le laisse continuer, ça lui fait plaisir). Le Grec (qui est d’origine hongroise, en fait), se répandit très violemment sur les clowns dans les cirques qui ne sont pas drôles (une tarte à la crème dans la figure, un coup pied au cul et basta!). La seule fille de la bande, Mimi la Sucrée ( je crois qu’elle est escort-girl, mais n’ayant pas d’argent j’ai jamais vérifié, les autres non plus) râla contre les cyclistes qui ne laissent pas passer les piétons sous prétexte que ça freine leur élan. Elle a bien raison! Tout ça sera notifié par écrit à l’Elysée.

Enfin, ce fut le coma éthylique général et la gueule de bois fut terrible le lendemain matin. Mais on se sentait tous mieux! Vivement vendredi prochain!

Time Traveler

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L’une des plus vieilles obsessions de l’Homme est le voyage temporel. Nous avons tous un jour rêvé de retourner dans le passé pour réparer nos erreurs et nous éviter de funestes conséquences comme un contrôle fiscal ou un passage devant l’autel. Parfois, cela concerne des petits riens comme une humiliation en public qui entraîne la plus grosse honte de notre vie. Il suffirait de mieux se préparer, de voir là où on a merdé, de repartir pour le jour dit et hop, on transformerait ça en succès éclatant. Il y aussi, malheureusement, des choses plus graves comme des accidents dont ont été victimes des personnes qui nous sont chères. L’Homme a parfois du mal à accepter la mort… Bref, revenir dans le passé nous permettrait de tout changer et de réparer une situation malheureuse. Enfin, pas sûr! Les choses pourraient être pires. Par exemple, si j’empêchais Christophe Maé d’enregistrer ses disques, qui me dit qu’il ne se tournerait pas vers le cinéma pour entamer une carrière d’acteur? Ah oui, hein, nous parlons ici de catastrophes cataclysmiques!

Il y a aussi l’autre grande direction temporelle: le futur! Que nous réserve-t-il? Nos enfants seront-ils heureux? La Terre sera-t-elle trop polluée pour qu’on y vive? Aurons-nous colonisé d’autres planètes? Quand aura lieu la fin du monde? Jean-François Copé sera-t-il élu Président de la République avec pour seul programme de remanier de fond en comble les bibliothèques scolaires en les expurgeant de tous ces livres diaboliques où on apprend aux enfants que nous sommes tous pareils sous nos vêtements? Oui, le futur est plus angoissant que le passé car on ne sait pas de quoi il sera fait. Tout peut arriver, le pire comme le meilleur… Alors oui, l’être humain aimerait bien visiter le futur pour pouvoir connaître son avenir. Au risque de devenir fou. Car si l’avenir promis n’est pas aussi radieux que le décolleté de Scarlett Johansson, bonjour l’angoisse! Il y aura beaucoup de choses à changer…

Sur un plan personnel (soyons impudiques!), j’ai toujours rêvé de voyager dans le temps. Les histoires de voyages temporels m’ont toujours attiré. Pourquoi? Je ne sais pas. Mais j’ai toujours été quelqu’un de nostalgique (de mon enfance par exemple). J’aime bien l’Histoire aussi. Bref, le terreau idéal! Bien sûr, j’aimerais pouvoir revivre certaines périodes de ma jeunesse et changer des choses. Il y a des erreurs que j’aimerais réparer, des choses que je ferais différemment. Juste pour voir ce que ça changerait à ma vie actuelle ou pour me donner bonne conscience…Mais nous sommes tous pareils hein? Le mieux c’est d’assumer sa vie et ses choix et de continuer! Mais quand même, on pense tous un jour à ça: corriger le passé! Je ne vais pas livrer à la pâture de vos yeux indiscrets de lecteur de Closer ce que je ferais si la possibilité de revivre mon passé m’était octroyée. Je n’aime pas trop déballer mon linge sale en public. Mais vous avez pigé l’idée, je pense!

Sur le plan historique, beaucoup de choses m’intéressent. Mais il y en a deux qui m’attirent fortement. Il y a deux moments du passé que j’aimerais observer, voire plus. Tout d’abord, le 22 novembre 1963, à Dallas. J’aimerais vérifier que Lee Harvey Oswald est bien l’assassin du président Kennedy. Je partirais dans cette optique vu que je ne crois plus à la théorie du complot, qui est un ramassis de fadaises, à mon sens. Mais c’est un autre débat. Est-ce que je me contenterais juste d’observer? Tenterais-je de sauver JFK? Le passé est le passé. Cela pourrait être pire si JFK vivait, allez savoir! Les lecteurs de 22/11/63 de Stephen King en savent quelque chose! Mais je voudrais vraiment vérifier ça. L’autre moment que je voudrais « visiter », c’est l’automne 1888, dans le quartier Whitechappel de Londres. J’aimerais savoir qui est Jack l’Eventreur. Cela m’a toujours intrigué. J’aime lire tous les romans écrits à l’époque Victorienne de l’Angleterre (Conan Doyle, Wilkie Collins, Stevenson, Wilde, Stoker, …) et les contemporains dont l’action se situe à cette époque. Et puis H.G Wells a écrit sa Machine A Explorer Le Temps durant cette période! Je suis raccord! Pour en revenir à cette pourriture d’éventreur, j’aimerais mener l’enquête à l’époque même des faits avec notre connaissance contemporaine de ce fait divers et de la criminologie. Jack ne doit pas être difficile à arrêter. Mais je serais tenter de sauver la vie de ces cinq malheureuses victimes: Polly Nichols, Annie Chapman, Liz Stride, Catherine Eddowes et Mary Jane Kelly. Je  crois même que je le ferais. Premier meurtre, j’interviens et c’est fini. Mais la vie de ces cinq prostituées sera-t-elle meilleure pour autant? Non mais ça vaut le coup d’essayer. Mais ça n’arrivera pas!

Et puis, il existe quantités de trucs à faire si on pouvait retourner dans le passé. Pêle-mêle, le sérieux côtoie le pur plaisir: percer le secret de la Bête du Gévaudan, traîner dans les bars de L.A en 1940 avec Errol Flynn, assister à la construction des pyramides d’Egypte, assister au tournage de Citizen Kane ou des Temps Modernes ou de Vertigo, participer aux soirées de débauche avec Casanova à Venise, boire un verre avec Ava Gardner lors d’une avant-première hollywoodienne, assister à la bataille de Marignan ou à celle de Marathon, vérifier l’existence de Robin des Bois, aller aux thermes romains (et à une orgie tant qu’on y est!), prendre le thé avec la Pompadour (et plus si affinités), assister à un vrai duel entre deux gentilhommes, assister au concert de Queen à Wembley en 1986, voir Elvis sur scène, fumer un pétard avec Bob Marley, assister à la libération de Gerry Conlon, vivre dans une communauté hippie à San Francisco à la fin des années 60, assister au discours de Martin Luther King à Washington, serrer la pogne à John Lennon et George Harrison, assister à la représentation des pièces de Molière avec le grand homme sur scène, visiter Paris, Londres ou Vienne à la Belle Epoque, danser le charleston et faire la fête durant les années folles, assister à une fête dans le L.A des années 50 en costard avec le cigare à la bouche et un verre de brandy à la main, découvrir le mystère derrière l’île de Roanoke ou celui de l’Ile de Pâques, etc. La liste est très longue!

Quant au futur….Il me fait peur, comme à tous. Je crois que je n’oserais pas y aller si j’en avais la possibilité. Ou alors un coup d’œil, en passant…De toutes façons, je ne voyagerai jamais dans le temps. Vous non plus. Vous croyez quoi? Il faudrait être capable de se déplacer plus vite que la lumière. Et comme l’Homme n’est pas toujours une lumière…Mais bon, on peut rêver, le soir, avant de s’endormir. Ou relire H.G Wells. Ou se taire.

De la difficulté d’être timide…ou pas!

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On a coutume de dire que la vie est dure, moi je me bats pour…Non, mince, je me laisse emporter et je vais devoir payer des droits d’auteur à Ménélik. Tiens, que devient-il Ménélik? Il a rejoint le club des disparus des années 90, apparemment. Ils sont nombreux, j’ai l’impression. Alors, si quelqu’un a des nouvelles de Ménélik, merci de laisser un message. Bon je reprends. On a coutume de dire que la timidité est la peur des autres. Ce n’est pas tout à fait exact. (Incroyable, il n’y a que les deux dernières phrases de mon paragraphe d’introduction qui sont en rapport avec le sujet traité! J’aurais pu effacer et corriger mais bon, une vanne d’intro facile, ça ne se refuse pas. Ah, je recommence avec les longues paranthèses inutiles et verbeuses. Affligeant….)

Le timide, en effet, a peur de s’exprimer devant les autres ou en public. A-t-il vraiment peur du regard des autres et de leur jugement? Oui, et on ne peut pas lui donner tort. Les autres sont parfois affreux. Céline Dion le dit bien dans une de ses chansons: « Je ne suis pas les autres ». C’est bien qu’il y a un problème avec les autres! Tous les anciens ados timides se souviennent de ces professeurs qui interrogeaient un élève, devant toute la classe, en début de cours, sur la leçon du jour. Ce n’est déjà pas facile en soi, mais si en plus, il faut se farcir une vieille prof de 60 piges, qui sent la naphtaline et dont le sourire est aussi engageant que l’entrée d’un cimetière la nuit, non, non, et non! Pareil en entretien d’embauche, c’est déjà assez dur de se vendre soi-même (je vous rappelle que le timide n’a pas confiance en lui), alors si il faut le faire devant des gens peu sympathiques et aux visages fermés, c’est dur…

Mais il ne faut pas se chercher de fausses excuses pour autant. La plus grande peur du timide n’est pas la peur des autres, mais la peur de lui-même. Car il n’a pas confiance en ses propres capacités. C’est la peur de tout foirer, de merder sur toute la ligne. Ce truc peut vous pourrir la vie, à long terme. Vous devez demander un truc à quelqu’un. Vous allez vous dire: « Je vais être ridicule, je vais pas savoir m’exprimer, j’y vais pas, de toutes façons j’ai piscine et il va pleuvoir alors, c’est pas la peine! » Vous le voyez, le timide est le champion de la mauvaise foi et des excuses bidons. C’est un don qu’il a appris à développer avec le temps. Au final, le timide n’ose rien et ne fait rien. Ensuite viennent les regrets et la culpabilité de n’avoir rien tenté…. Alors, le timide essaye de répéter, comme un acteur, son texte, des heures voire des jours en amont, même pour un truc anodin du style « T’as pas deux euros pour la machine à café, s’il te plaît? ». Il maîtrise, il se sent plus fort. Que dalle! Si les chose ne se passent pas comme prévu (il n’y a plus de café dans la machine, juste ce truc immonde qu’ils osent appeler du chocolat chaud), le timide perd ses moyens et ne fait rien. Il est incapable d’improviser. Et il retourne se cacher….

L’état mental et psychologique du timide est fragile. Sting a écrit une chanson dessus, « Fragile »…Non, en fait, ça parle pas de la timidité. Je suis un escroc comme quand je sors une phrase de « Pour que tu m’aimes encore » de son contexte pour donner du poids à mes propos. J’avais bien compris les mots et les signes, pourtant….Et puis le temps d’avant c’est le temps d’avant…Bon je m’égare du Nord. Fragile à l’intérieur, le timide l’est aussi à l’extérieur. Sur le plan physique, le timide peut ressentir des symptômes fortement handicapants. Le premier c’est le rougissement. Dès que vous êtes sous le feu des projecteurs, vous devenez tout rouge. Et ça se voit. C’est terrible. Une sensation de chaleur envahit vos joues puis votre front et vous ne pouvez rien y faire. Plus vous essayez de vous contrôler et plus ça empire. Et vous voyez que ceux qui sont en face de vous se payent votre poire. Dès qu’une émotion forte vous submerge, vous devenez Tomate-Man (ou Woman, si vous êtes une fille), le super-zéro qui sert à rien…

Mais il y a pire. Vous pouvez vous mettre à bégayer où à bredouiller. Imaginez ça quand vous déclarez votre flamme à quelqu’un. Vous voulez dire: « Je te trouve très séduisante et je suis en train de tomber amoureux de toi. ». Tout ce qui va sortir, c’est: « Je je je…te te te…sé sé sé dui dui…. am am am…euh…t t t…toi! ». Déjà, on comprend rien et ça vous prend dix plombes (j’ai retranscrit la version abrégée). L’objet de votre affection est déjà parti. Dommage, vous êtes éliminé… Pire que cela? Les maux de ventre! En situation de stress, le timide ressent souvent des crampes à l’estomac. Il lui faut donc chercher les toilettes les plus proches. Super en cas de discours publique! Même si au final, rien ne sort forcément de ses intestins, le timide restera une demi-heure aux chiottes. Il y est en sécurité, isolé du monde extérieur. C’est son château-fort qui le protège de l’ennemi.

Mais le summum reste la transpiration excessive! Vous devez parler et paf! La sueur dégouline de votre tête et de vos aisselles, pire que les chutes du Niagara! Vous avez beau avoir mis du déodorant, ça se verra… et ça se sentira. A cause de cela, le timide sent la sueur assez souvent. Et il est catalogué, à tort, dans la catégorie des gens sales qui puent et ne qui ne se lavent pas. C’est une injustice. Le timide se lave. Mais bon, allez faire comprendre ça…

Alors, imaginez un timide dans la queue de la boulangerie, terrorisé à l’idée de demander un pain à la boulangère (le timide a souvent des peurs ridicules). Il va arriver au comptoir, en nage, bredouillant et rougissant. La boulangère pensera qu’il n’est pas net et qu’il prépare un braquage. Les flics débarqueront et embarqueront le malheureux. Et quand il s’agit d’aborder des filles, le timide mâle passe pour un pervers. Il va tellement hésiter à aborder une fille qui lui plaît, la regardant à la dérobée, dansant d’un pied sur l’autre, rougissant et transpirant que la fille pensera que c’est un sadique. Et rebonjour case prison! Le timide n’a pas d’idées perverses, il n’ose pas, c’est tout. Pour les timides femelles, c’est encore plus dur. Elles sont tellement discrètes que les garçons ne les voient pas. Elles finissent par se croire invisibles. D’ici à ce que l’une d’elles sorte toute nue dans la rue….Là, elle aura osé un truc, persuadée que personne ne la voit!

Personnellement, je suis timide. Je l’ai toujours été. Mais je le suis moins qu’avant. Des expériences de vie font que, petit à petit, je me suis amélioré. Mais ça revient parfois. C’est un trait de caractère dont on ne se débarrasse pas complètement. Enfin, je parle pour moi! Mais la timidité est-elle vraiment un défaut? Est-ce un défaut d’être silencieux quand certains parlent à tort et à travers et racontent tout de leurs vies sans qu’on les ai sonnés? Et puis, les timides sont plus portés sur la réflexion et réfléchissent toujours avant d’agir et de parler. Ils écoutent aussi mieux les autres, ne leur coupant pas la parole. Ils savent garder un secret. Ils sont plus sensibles, plus compréhensifs, plus portés sur l’empathie. Bref, des héros du quotidien!

P.S: Que se disent deux timides lorsqu’ils se rencontrent? Rien, ils n’osent pas se parler!

Nostalgia

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« Hey, kids, where are you?

Nobody tells you what to do, baby…. »   REM, Drive (1992)

On était jeunes. On était joyeux. On était heureux. On courait dans la cour de l’école. On faisait nos devoirs. On vivait des aventures extraordinaires au Parc derrière chez nous. Le monde nous appartenait et l’avenir était loin. On riait plus à l’époque.

Puis on a grandi. Certains amis sont partis, d’autres sont restés, des nouveaux sont arrivés. On avait des cours et des profs parfois rasoirs. Mais on essayait de trouver de quoi s’amuser et se marrer quand même. On s’est intéressé aux filles. On leur a brisé le cœur parfois. Parfois, ce sont elles qui nous l’ont brisé.

On est devenu plus insouciants malgré le poids des responsabilités naissantes. On a pris nos premières cuites d’une façon assez tapageuse. On a bien failli y rester. On se souvient d’avril 98. Notre caractère s’est affirmé. On est devenu des rebelles sans cause, potaches et réfractaires à l’autorité des adultes.

Ensuite, on s’est encore dispersé. Et on a rencontré d’autres personnes. On devenait plus adultes. Mais toujours cette envie d’envoyer se faire foutre le monde. Des combats politiques sont apparus. Des combats humanistes aussi. De l’utopie. On était en colère.  Certains nous méprisaient et nous crachaient dessus. Pas grave. On s’est accroché. On a continué à faire la fête, pour s’oublier et oublier le monde. Ensuite, c’était déjà fini le temps de la fac…

Que reste-t’il de tout ça? Des promesses déçues et non-tenues. Des amours perdues. Et des amis disparus. Pas tous heureusement. Nous, on est encore là. Attendant le grand soir, plus amers peut-être mais toujours avec ce feu en nous.

Où êtes-vous les autres? Etes-vous heureux? Est-ce la belle vie pour vous? Ou est-ce pire encore? On se souvient des noms et des visages. On se dit que c’est loin tout ça. Tellement loin.

Tous mes meilleurs potes de l’époque avec qui je me suis tant amusé, vous me manquez. Je vous l’ai jamais vraiment dit mais je vous aimais les mecs, et les filles aussi.  Un jour, on se reverra peut-être. Ou pas.

En attendant, on continue. Faut pas regarder en arrière. Peut y avoir des belles choses devant. Faut pas trop se retourner.

On continue!

Antinormal

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Le 10 janvier est là, et je n’ai toujours pas mangé de galette des rois. Les gens me jettent des cailloux dans la rue car je ne perpétue pas la tradition. Je suis un anormal, comprendre que je ne fais rien comme les autres. C’est faux. D’abord, je veux bien en manger de la galette mais j’ai pas eu encore d’occasion. Et puis, je suis normal. Par exemple, j’aime qu’on me fasse des cadeaux à Noël mais j’aime pas en faire aux autres car ça fait dépenser de l’argent. Comme tout le monde, non? Et encore, moi, j’ai pas de gosses. Parce qu’avec eux, Noël c’est assez horrible! Toi, tu leur offre des supers cadeaux mais eux, ils ont pas une thune en poche donc ils te font un dessin ou une fleur en papier mâché. Au moins, en  Chine, les gosses travaillent et ramènent de l’argent à la maison. Ils servent à quelque chose. Mais chez nous, non…

En me relisant, je me dis que c’est pas normal d’écrire des monstruosités pareilles (même si c’est vrai).  Comme il n’est pas normal de ne pas avoir mangé de galette des rois au 10 janvier (là, je reviens à mon point de départ, vous vous souvenez? Oui, j’essaye d’être cohérent. Je suis trop fort, hein? Je sais, je sais, un jour, le monde entier reconnaîtra mon génie. Bon, cette parenthèse est un peu longue. Vous lisez ce qu’il y a entre parenthèses? Des fois, c’est chiant, je trouve. Comme là. Je vais donc arrêter mais je peux continuer, pas de soucis. Cela fait déjà trois lignes que je vous gonfle, je peux continuer. J’ai la nuit devant moi. Ouais, mais je bosse demain, on va se calmer. Je ferme la parenthèse). Mais c’est quoi la normalité? Vous faites moins les malins, là? C’est pas facile de répondre à cette question!

Etre normal. En fait, chacun a sa propre définition du terme car tout le monde se croit normal et voient ceux qui font les choses différemment comme des anormaux. Les terroristes d’Al-Quaïda se croient normaux. Les types qui battent leurs femmes se croient normaux. Les militants de la Manif pour Tous se croient normaux. Ces derniers nous ont montré un bel exemple de normalité, récemment, en reprenant le geste de la quenelle, pour protester. Pour ces gens, il n’est pas normal que deux personnes du même sexe puissent s’unir officiellement mais il est normal d’utiliser un geste antisémite pour défendre, soi-disant, le droit des enfants. La normalité est donc un concept très subjectif .

Les poissons, dans la mer, se croient-ils normaux? Et les girafes? Et les gnous? Et les militants des partis politiques? Qui pourrait dire s’ils sont normaux ou pas? En fait, nous jugeons comme anormaux ceux qui ne font pas comme nous. C’est le problème. On regarde de travers ceux qui mettent leurs casquettes à l’envers, ceux qui ne parlent pas notre langue, ceux qui utilisent leurs portables pendant les films au ciné….Mauvais exemple, eux, ne sont pas normaux! Faut pas déconner!

On est tous l’anormal de quelqu’un. Et bien, mes enfants, apprenons à vivre ensemble! Où est le mal si on ne suit pas la soit-disante ligne officielle? Cultivons l’anormalité!  Alors, n’allez pas aux Soldes quand vous n’avez pas besoin d’y aller, n’allez pas à la plage en été, ne mangez pas de la dinde à Noël, ne regardez pas des films comme Intouchables quand ils repassent à la télé, ne soyez pas souriant si vous n’avez aucune raison de sourire….Bref, ne faites pas ce que le reste de la meute veut vous imposer, si vous ne voulez pas le faire! Et faites ce que vous voulez vraiment faire!  Aimez qui vous voulez! Allez où vous voulez! Mettez les doigts dans le nez, si c’est votre truc. Ou faites de longues parenthèses dans vos chroniques. Tant que vous ne faites du mal à personne, vous pouvez! Soyez tous anormaux et vivez en paix!

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